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Monelle alias  @not_so_superflu parle de son amour de l'Italie et de sa cuisine.
Le 29 Mai 2026

Monelle alias @not_so_superflu parle de son amour de l'Italie et de sa cuisine.

Son insta @not_so_superflu attire des millions de followers en quête d’une cuisine facile, rapide et savoureuse. Ce qui plaît surtout c’est la joie et l’enthousiasme avec lesquels elle la partage entourée de ses enfants, sa sœur, son mari. Alors qu’elle s’apprête à publier un 3 e livre, Monelle Godaert a accepté de rencontrer France Pizza. Cette interview* sera publiée en 2 temps. Dans cette première partie, nous découvrons Monelle et son univers. Dans la seconde, elle évoque  son lien fort avec l’Italie. 

FRANCE PIZZA. Monelle est un prénom assez rare, quelle en est l’origine ? Est-ce la contraction de Marie-Noëlle ? Un hommage à l’écrivain Marcel Schwob auteur du Livre de Monelle  ? Une autre source ?

MONELLE GODAERT. Oui, tout à fait, c'est bien vu ! Mon prénom vient du livre de Marcel Schwob. Mon grand-père en était passionné et s'était même fait relier un petit exemplaire pour l'avoir toujours dans sa poche. C'est marrant que vous m'en parliez : le mois dernier (Ndlr : cet entretie a été réalisé en septembre 2025) j'ai justement récupéré à la maison l'exemplaire qu'il avait fait relier. C'est quelque chose de très sentimental pour moi.  

« L'Italie est vraiment un pays qui me touche. J'ai des attaches particulières avec la Sardaigne » 

FRANCE PIZZA.  Votre Insta s’appelle @not_so_superflu, pourquoi ce nom ?

MONELLE GODAERT. J'ai lancé mon compte en 2017, à une période de ma vie qui n'était pas forcément très fluide. Je me suis alors rendu compte que les petites choses du quotidien (aller manger une glace, acheter un t-shirt, voir une expo, se balader ou se baigner) mettaient du baume au cœur et embellissaient mes journées. À l’époque, sur Instagram on partageait justement ces instants simples : une fleur, un croissant, un paysage... C'est ce que je faisais moi aussi, et ça me faisait du bien. D'où le nom @not_so_superflu : pour rappeler que ces petits détails, en apparence anodins, ne sont en réalité "pas si superflus". 

FRANCE PIZZA. Vous avez passé une partie de l’été 2025 en Italie. Trieste, Venise, Burano puis Murano avant d’arriver en Sardaigne. Laquelle de ces villes ou régions vous a le plus émue et intéressée ?

MONELLE GODAERT. L'Italie est vraiment un pays qui me touche. J'ai des attaches particulières avec la Sardaigne : j'y ai emmené mes enfants tout petits, j'adore ses plages extraordinaires, l'esprit des Sardes – ouverts et généreux, mais avec du caractère – et la qualité incroyable de ce qu'ils produisent sur place. On y trouve de tout, du riz au basilic en passant par les tomates... et des fromages fabuleux. Je suis une grande fan de fromage et là-bas je me régale avec le pecorino sardo, le provolone fumé ou encore d'autres spécialités locales. Et la première chose que je fais en arrivant, c'est de manger des culurgiones, ces raviolis sardes traditionnels que j'adore. Trieste, je l'ai découverte dans un cadre professionnel avec mon fils ; nous avons visité ensemble une usine de café, un moment atypique et impressionnant que nous avons adoré partager. Le soir, nous avons dîné dans un restaurant où j'ai mangé la meilleure burrata de ma vie et des pâtes extraordinaires. Et la Sardaigne m'a même inspiré une prochaine vidéo : j'y ai découvert la "patatine", cette pizza aux frites – une sorte de fast-food des jeunes Sardes que l'on retrouve à la carte de quasiment tous les restaurants –, et je compte bien en faire la recette ! 

FRANCE PIZZA. C’était votre premier séjour à Venise, qu’avez-vous pensé de cette cité qui, par chance, n’était pas très encombrée de touristes ce jour-là ?

MONELLE GODAERT. J'ai été très agréablement surprise par le calme à Venise. Il n'y avait quasiment personne ; peut-être que d'y aller en été est le bon plan. En tout cas, c'était d'un calme étonnant, ça se voit d'ailleurs sur mes photos et mes vidéos : zéro file d'attente pour une gondole, zéro file d'attente pour prendre le vaporetto. J'ai adoré l'arrivée à l'aéroport : je ne savais pas qu'on embarquait directement sur un bateau pour rejoindre la ville, c'est extraordinaire. Tout était fluide et féerique, exactement comme je l'espérais. Et nous avons même visité, entre autres, la collection Peggy Guggenheim, très intéressante. Et pour le coup, Venise, Burano et Murano sont très instagramables !!! 

FRANCE PIZZA. Quelles adresses (food, déco, ustensiles de cuisine..) recommanderiez-vous dans ce périple transalpin ? 

MONELLE GODAERT. Pour être honnête, je me laisse surtout guider par mon fils (Ndlr : Marlon) et par mon instinct quand je suis en Sardaigne. Je retiens rarement le nom des restaurants – je suis nulle pour ça – mais il y en a un que je connais par cœur parce que nous y allons depuis que mes enfants sont tout petits : le restaurant Briciola à Porto Cervo, pour y manger des culurgiones, ces raviolis sardes que j'adore. Pour le reste, je fais mes courses dans de petites épiceries autour de là où je loge et je n'ai pas d'adresse précise à recommander. Et puis les glaciers là-bas sont tous extraordinaires : chaque soir, on va prendre une glace dans un endroit différent ! 

FRANCE PIZZA. L’an dernier vous étiez à Positano (Campanie), cette année, en Sardaigne. Quelle place l’Italie occupe-t-elle dans votre vie ?

MONELLE GODAERT. Ce voyage n'était pas prévu : on est rentré du Vietnam le 15 août et, comme ma fille ne reprenait les cours qu'au début octobre, on avait encore un peu de temps pour voyager. En scrollant sur les réseaux, je suis tombée sur l'image d'un énorme sorbet au citron servi dans son écorce – si bon, si frais, hyper esthétique. J'ai dit à ma fille "Chiche, on y va !" et elle m'a répondu : "la Côte amalfitaine, c'est mon rêve !". On est parti sur un coup de tête. L'arrivée à Positano est féerique et j'ai eu un vrai coup de cœur... mais j'ai aussi souffert de l'affluence et des tarifs : port saturé, files partout, plusieurs restos complets. C'est une région extraordinaire, mais à mon avis à découvrir hors saison. En plein été, sans réservations des semaines à l'avance, c'est compliqué. 

*Cette interview a été réalisée en septembre 2025

Propos recueillis par Isabelle Aithnard. Photo : ©@not_so_superflu

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