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Accueil > Actualités de la pizza > Dessiner la cuisine pour la faire vivre
L\'INVITE
05 Février 2017
Dessiner la cuisine pour la faire vivre

Alessia Serafini est une designer italienne qui vit et travaille à Paris. Après des études de design à Venise, elle est aujourd’hui co-associée du studio de design Le Tiroir avec la graphiste Valérie Salerno. Elle est l’auteure de « La main à la pâte. Lundi, c’est pas ravioli », aux éditions de l’Epure. Elle revient sur ce qui a concouru à la création de cet ouvrage, son attachement à la cuisine, sa volonté de la perpétuer et de la transmettre tout en exprimant les liens entre son métier de designer et la manière dont elle a conçu cet opuscule.

Comment et pourquoi ce livre ?

D’abord par nostalgie, parce que j’ai ressenti le besoin de retranscrire les recettes de ma grand-mère, de ma mère. C’était un moyen pour moi de m’en souvenir, de pouvoir les refaire pour ne pas les oublier. Le dessin est un outil quotidien dans mon métier, puisque le design consiste à exprimer une idée avec un dessin. C’est donc la forme la plus évidente qui m’est venue pour retracer ce que j’ai vécu et que je vis encore. L’ouvrage a été conçu comme un livre « muet ». Il évoque aussi la façon qu’on avait par le passé d’apprendre la cuisine en la regardant faire. Avec ce livre je trouvais intéressant aussi de rappeler ce qu’a vécu ma grand-mère qui a connu la seconde guerre mondiale et qui avec des ressources réduites mais bien planifiées et une organisation astucieuse a toujours réussi à cuisiner bon. Aujourd’hui aussi, avec peu, si on fait soi-même, on peut faire bien. J’ai commencé à dessiner en 2011, puis c’est seulement dans un deuxième temps que j’ai imaginé que ça pourrait constituer un livre. Les aquarelles ont suscité l’intérêt des Editions de l' Epure. Ce livre pose un regard sur l’évolution des habitudes culinaires, des outils en voie de disparition qui ont donné leur nom à des recettes… C’est aussi un mélange de genres : la cuisine, le travail d’illustration… C’est grâce à un travail d’équipe qu’un tel projet existe.

Quel est votre rapport à la cuisine ?

C’est un moment de bonheur, de plaisir. J’aime cuisiner, répéter ce que j’ai vu faire enfant et que je vois encore aujourd’hui chaque fois que je vais dans ma famille en Italie. Chez moi, tout le monde aime la cuisine, c’est toute une éducation. La cuisine est un moment de partage, de retrouvailles, c’est préparer pour quelqu’un à qui on tient. J’aime cuisiner aussi parce que c’est une façon de voyager dans le temps et dans l’espace. C’est aussi la satisfaction de partager activement en prenant part à quelque chose que l’on fait soi-même pour soi et pour les autres. A la maison, je cuisine surtout italien mais quand je sors au restaurant j’aime découvrir d’autres cuisines. A Paris, il est facile de trouver des produits de grande qualité, l’offre italienne est large et pointue. Depuis 2008 lorsque je suis arrivée et aujourd’hui je constate que l’accès aux produits artisanaux s’est beaucoup amélioré. Je fréquente les marchés pour les fruits et légumes bio, les épiceries.

Votre pâte préférée ?

Préparer les raviolis avec des farces composées d’ingrédients de saison comme la betterave me plaît beaucoup. Comme j’adore le potiron j’ai un penchant pour les cappellacci di zucca au beurre et à la sauge comme on les consomme dans ma ville, à Ferrare. J’aime préparer les raviolis aussi pour leurs formes, sans doute mon côté designer qui se révèle. Cuisiner les orecchiette des Pouilles ou les pâtes siciliennes, avec une sauce au poisson ou aux légumes est un plaisir. Mais ma pâte par excellence : les cappelletti in brodo. Traditionnellement on les prépare au moment de Noël, ils sont très longs à confectionner car il en faut de grandes quantités parce qu’on est nombreux autour de la table. Alors tout le monde s’y met ! Ils rythment les rendez-vous familiaux, festifs, les vacances. J’ai toujours aidé à les préparer, c’est un moment très convivial, nous sommes tous ensemble, c’est déjà la fête avant la fête. Les gnocchis me sont chers aussi, ils étaient préparés pour faire plaisir aux enfants en milieu de semaine. Pour l’hiver, j’apprécie particulièrement les passatelli in brodo.

Cuisine et design : quel rapport ?

Le design et la cuisine ont beaucoup de similitudes avec des matériaux d’un côté, des ingrédients de l’autre, qu’il faut faire dialoguer entre eux, maîtriser, accorder, sublimer. Il faut pour cela utiliser des outils particuliers, maîtriser des températures, des techniques, des savoir-faire. Je suis sensible aux outils par mon métier. Ils peuvent témoigner d’une évolution, d’une histoire, surtout les objets du quotidien qui décorent la table ou servent à préparer les recettes. Les passatelli étaient fabriqués avec un outil (il ferro per passatelli) qui a disparu aujourd’hui, qui a donné son nom à cette variété de pâtes. J’en ai un que j’ai trouvé un dans une brocante. Il a été remplacé par le presse-purée, mais qui ne donne pas la même texture à la pâte. Le rouleau à pâtisserie et la roulette me rappellent beaucoup de souvenirs avec ma grand-mère quand on préparait les pâtes fraîches. Le grand rouleau est un souvenir d’enfance, un outil très simple mais toujours actuel dans la fabrication des pâtes fraîches.

Un autre livre ?

J’ai bien des ingrédients qui mijotent dans ma tête… J’aimerais explorer, raconter d’autres habitudes culinaires populaires, des territoires.

 


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